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Franck Ramus

Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique

Chercheur
Poste
Directeur de Recherche (CNRS), professeur attaché à l’ENS
Free field
Sites web en français:
http://www.lscp.net/persons/ramus/fr/index.html
http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/

Pavillon Jardin
29 rue d'Ulm
75005 Paris, FRANCE

Laboratoire
LSCP
Equipe
Développement cognitif et pathologie
Bureau
RDC bureau 9
Tel
+ 33 (0)1 44 32 26 19
Publications sélectionnées
Article dans une revue internationale  

Couvignou, M., Peretz, I. & Ramus, F. (2019 ). Comorbidity and cognitive overlap between developmental dyslexia and congenital amusia. Cognitive neuropsychology, 1-17. doi:10.1080/02643294.2019.1578205

Article dans une revue internationale  

Gialluisi, A., Andlauer, T., Mirza-Schreiber, N., Moll, K., Becker, J., Hoffmann, P., Ludwig, K., Czamara, D., St Pourcain, B., Brandler, W., Honbolygó, F., Tóth, D., Csépe, V., Huguet, G., Morris, A., Hulslander, J., Willcutt, E., Defries, J., Olson, R., Smith, S., Pennington, B., Vaessen, A., Maurer, U., Lyytinen, H., Peyrard-Janvid, M., Leppänen, P., Brandeis, D., Bonte, M., Stein, J., Talcott, J., Fauchereau, F., Wilcke, A., Francks, C., Bourgeron, T., Monaco, A., Ramus, F., Landerl, K., Kere, J., Scerri, T., Paracchini, S., Fisher, S., Schumacher, J., Nöthen, M., Müller-Myhsok, B. & Schulte-Körne, G. (2019). Genome-wide association scan identifies new variants associated with a cognitive predictor of dyslexia. Translational psychiatry, 9(1), 77. doi:10.1038/s41398-019-0402-0

Article dans une revue internationale  

Lou, C., Duan, X., Altarelli, I., Sweeney, J., Ramus, F. & Zhao, J. (2019). White matter network connectivity deficits in developmental dyslexia. Human brain mapping, 40(2), 505-516. doi:10.1002/hbm.24390

Article dans une revue internationale  

Peyre, H., Hoertel, N., Bernard, J., Rouffignac, C., Forhan, A., Taine, M., Heude, B., Ramus, F. & Eden Mother–child Cohort Study, G. (2019). Sex differences in psychomotor development during the preschool period: A longitudinal study of the effects of environmental factors and of emotional, behavioral, and social functioning. Journal of experimental child psychology, 178, 369-384. doi:10.1016/j.jecp.2018.09.002

Article dans une revue internationale  

Guez, A., Peyre, H., Le Cam, M., Gauvrit, N. & Ramus, F. (2018). Are high-IQ students more at risk of school failure? Intelligence, 71, 32–40. doi:10.1016/j.intell.2018.09.003

Présentation et CV

Je suis directeur de recherches au CNRS et professeur attaché à l'Ecole Normale Supérieure. Je travaille au Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique, Institut d'Etude de la Cognition, Ecole Normale Supérieure à Paris, au sein duquel je dirige l'équipe "Développement cognitif et pathologie".

Je suis également co-directeur du Master en Sciences Cognitives (ENS, EHESS, Université Paris-Descartes), et membre du Conseil Scientifique de l’Education Nationale (2017 - ).

Mes recherches portent sur le développement cognitif de l'enfant, ses troubles (dyslexie développementale, trouble spécifique du langage, autisme), ses bases cognitives et cérébrales, et ses déterminants génétiques et environnementaux.

NB: Je ne suis ni médecin, ni psychologue, ni orthophoniste, je ne fais aucune consultation d'aucune sorte, et je ne suis donc pas en mesure de répondre aux demandes de conseils personnalisés, ni de vous mettre en rapport avec un professionnel.

 

Emplois

depuis 2014
Professeur attaché à l'Ecole Normale Supérieure.
Co-directeur du Master en Sciences Cognitives (ENS, EHESS, Université Paris-Descartes).
depuis 2011
Directeur de recherches au CNRS.
depuis 2002
Chargé de recherches au CNRS, Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique (UMR 8554). 
2000-2001
Marie Curie Fellow at Institute of Cognitive Neuroscience, University College London
Project entitled "Functional and neurological characterisation of developmental dyslexia", under the supervision of Uta Frith.
Grand Public

 

Diffusion de l'information scientifique en 2018
 

Ramus, F. (2019). Steven Pinker et le Triomphe des Lumières. Science et pseudosciences. (sous presse)

Interview sur Europe 1, 23/01/2019.

Interview pour le Parisien, 21/01/2019.

Interview pour l'Obs, 21/01/2019.

Interview filmée pour EducPros, 16/01/2019.

Interview dans le documentaire "Hors norme - Les surdoués ordinaires".

Interview dans E=M6, M6, 2/12/2018.

Entretien dans Le Point, 10/11/2018.

Interview pour Le Monde, 16/10/2018.

Interview pour France Culture, 16/10/2018.

Interview pour TF1, 20/09/2018.

Interview pour La Recherche, septembre 2018.

Interview pour Télématin, France 2, 29/08/2018.

Interview pour l'Express, 19/07/2018.

Interview pour Vousnousils, 4/07/2018.

Interview pour Vice, 2/07/2018.

Interview pour Mediapart, 30/06/2018.

Interview pour Le Point, 21/06/2018.

Interview pour le Figaro, 15/06/2018.

Interview pour le Figaro, 5/06/2018.

Interview pour La Croix, 22/05/2018.

Interview pour Science et Vie Hors Série, 19/05/2018.

Interview pour l'AFP, 6/04/2018.

Ramus, F. (2018). Les neurosciences en débat, Le Point, 29/03/2018.

"Ecole maternelle : la science peut agir contre les inégalités". Sciences et Avenir, 29/03/2018.

Interview pour ToutEduc, 28/03/2018.

Tournay, V., et coll. (2018). La culture scientifique est à reconquérir. Le Huffington Post, 25/02/2018.

Interview sur Europe 1, 14/02/2018.

Interview sur Vivre FM, 9/02/2018.

Ramus, F. (5/02/2018). L’Education Nationale ne peut se passer de la science. Libération, 20.

Comment enrichir le vocabulaire des enfants? Rue des écoles, France Culture, 21/01/2018.

 

Archives, enregistrements

 

Article dans Le Monde, 23/12/2017. [blog]

Interview dans Télérama, 28/11/2017.

Interview dans Libération, 22/11/2017.

En fait-on trop avec le genre? Du grain à moudre, France Culture, 17/10/2017. 

Ramus, F. (2017). Les faits alternatifs des psychanalystes sur le TDAH. Le Huffington Post, 26/09/2017. 

Interview pour le Cercle Psy, 09/2017.

Interview pour Gynger, 4/09/2017.

Interview pour Gynger, 30/08/2017.

Interview pour le Point, 17/08/2017.

Interview pour l’Express, 25/07/2017.

Interview pour l’Obs/Rue 89, 22/06/2017.

Interview pour les Echos, 22/05/2017.

Interview dans le Figaro, 17/05/2017.

Ramus, F. (2017). Peut-on parler d’une épidémie d’autisme? The Conversation.

Interview dans le Monde, 31/03/2017.

Interview pour Slate, 13/03/2017.

Interview pour le blog Gynger, 8/03/2017.

Ramus, F., & Gauvrit, N. (2017). La légende noire des surdoués. La Recherche, Mars 2017.

Interview pour le Journal du Dimanche, 24/12/2016.

Gauvrit, N., & Ramus, F. (2016) Être très intelligent ne prédispose pas à des troubles psychologiques. France TV Info, 23/12/2016.

Interview dans le documentaire « Enfants surdoués, quels adultes deviennent-ils ? », diffusé sur M6 le 22/12/2016.

Adrien, J.L., et al. (2016). A la veille du 4ème plan autisme, notre pays doit s’engager vers une médecine fondée sur la science. Le Monde, 30/11/2016.

Interview pour le blog Gynger, 18/10/2016.

Interview sur Europe 1, 8/09/2016.

Ramus, F. (2016). Les neurosciences pour comprendre l’être humain. Interview filmée pour le Conseil de l’ordre des médecins des Yvelines. Mise en ligne le 17/07/2016.

Interview pour Atlantico, 9/05/2016.

Sastre, P., Gauvrit, N., Junien, C., Ramus, F., Lavielle-Guida, M., Balthazart, J., Pasquinelli, E., & Faurie, C. (2016). En sciences, les différences hommes-femmes méritent mieux que des caricatures. Le Monde, 19/04/2016.

Interview pour La Croix, 18 novembre 2015.

Interview pour Atlantico, 30/09/2015.

Emission sur la Dyslexie dans la Tête au Carré, France Inter, 14/09/2015.

Interview pour l’Ecole des parents, septembre 2015.

Interview dans le Monde, 31/08/2015.

Ramus, F. (2015). Bases biologiques de l’orientation sexuelle. Soirée radio-dessinée « Podcast Science sort du placard », Paris, 27/06/2015.

Interview pour Marianne, juin 2015.

Interview pour Le Figaro, 11 juin 2015.

Interview dans Le Monde, 31/03/2015.

Interview sur "Le sexe du cerveau" dans PodcastScience, 3/02/2015 à 20h30.

Ramus, F. (2015). "Etre Charlie", c'est aussi reconnaître la responsabilité des religions. Le Huffington Post, 14/01/2015.

Interview sur Atlantico, 10/12/2014.

Emission On est fait pour s’entendre sur l’intelligence, RTL, 12/09/2014.

Interview pour La revue de l’Education, n°1, juin-juillet 2014.

Interview dans Le Plus du Nouvel Obs, 27/06/2014.

Ramus, F. (2014). L'histoire du "gène gay". Science et Pseudo-Sciences, 309, 30-36.

Gauvrit, N., & Ramus, F. (2014). La "méthode Vidal". Science et Pseudo-Sciences, 309, 21-29. [blog]

Emission Evaluer scientifiquement les méthodes d'apprentissage de la lecture sur France Culture, 7/05/2014. 

Gauvrit, N., & Ramus, F. (2014). Dans Le Nouvel Observateur - Le mélange des genres. Science et Pseudo-Sciences.

Ramus, F. (2014). Y a-t-il vraiment une autre façon d’aller vers une éducation fondée sur des preuves ? Le Café Pédagogique, 14/04/2014.

Emission Savons-nous mesurer l’intelligence? sur France Culture, 4/04/2014.

Ramus, F. (2014). Méthodes d’enseignement de la lecture : Huit années de perdues. Le Café Pédagogique, 27/03/2014.

Emission Notre cerveau, ses découvertes… et après ?, France Culture, 23/02/2014.

Ramus, F. (2014). Maltraitance: de la théorie à la pratique. Le Huffington Post, 4/02/2014.

Podcast sur le site Scepticisme scientifique, 11/01/2014.

Autisme, la médecine impuissante ? Débat avec Nicolas Georgieff, Universcience.tv, 28/03/2013.

Ramus, F. (2012). Peut-il y avoir une exception française en médecine? LeMonde.fr, 26/09/2012.

Ramus, F. (2012). Au-delà de l'inné et de l'acquis. Hors-série La Recherche - Jeux, Juillet 2012, 18-20. texte

Interview sur le thème "La psychanalyse guérit-elle?", Fréquence Protestante, 11/05/2012. 

Ramus, F. (2012). Pour une agence nationale d'évaluation des psychothérapies. Cerveau & Psycho, 51, 10-11.texte

Interview pour MyScienceWork, Avril 2012.

Interview pour Sciences Humaines/Le Cercle Psy, Avril 2012.

Interview pour Sciences & Avenir, Avril 2012.

Interview pour Cerveau & Psycho, mars 2012.

Interview pour Libération, 8/03/2012.

Interview pour le Figaro, 9/02/2012.

Ramus, F. (2012). L'intelligence humaine, dans tous ses états. Cerveau & Psycho L'Essentiel n°9, février-avril 2012, 4-8.texte

Interview sur "Les causes et la prévalence de la dyslexie" par Vincent Goetry pour Dyslexia International, 5/10/2012.

Interview sur "L'origine biologique de la dyslexie" par Toon Cox pour Dyslexia International, 5/10/2012.

Interview pour Viva Presse, 15/11/2012.

Interview pour le Monde, daté 24-25-26/12/2011.

Ramus, F. (2011). Repérer les enfants en difficulté dès la maternelle, une nécessité, Libération, 9/12/2011.texte [blog]

Interview pour le Devoir, Montréal, 10/12/2011.

Interview pour le site Doctissimo, août 2011.

Interview pour Science et vie hors série n°255, juin 2011.texte

Participation à l'émission "E=M6", M6, diffusée le 10 avril 2011.

Interview sur Vivre FM, 7 octobre 2010.1ère partie

Interview pour le magazine « Sciences humaines », avril 2010.

Film La Dyslexie produit par l'Inserm, Juin 2009. Voir le film: voir l'émission.

Interview dans Libération, 23/05/2009.

Interview sur Santé-AZ, Auféminin.com (mars 2009).

La dyslexie: comprendre, prévenir, repérer, prendre en charge, aménager. Interview pour Fenêtre sur cours n°320, 6 novembre 2008.  Voir texte

Participation à l'émission "Science et Conscience", Vivre FM, 29 juin 2008, 11h. 1ère partie

 
Blog Ramus-meninges
 

Voir les articles publiés sur mon blog.

 
Publications en français
 

Ces publications sont essentiellement destinées au grand public et aux professionnels francophones. Les articles scientifiques peuvent être consultées sur la page anglophone.

Ramus, F. (sous presse). Le débat sur la dyslexie. In P. Colé, L. Duncan & E. Cavalli, La dyslexie à l’âge adulte. Louvain-la-Neuve : De Boeck Supérieur.

Ramus, F. (2019). Neuroéducation et neuropsychanalyse : du neuroenchantement aux neurofoutaises. Intellectica 69,  289-301. [version blog]

Ramus, F. (2018). Les surdoués ont-ils un cerveau qualitativement différent? A.N.A.E., 30(154), 281‑287. [version blog]

Ramus, F., & Labouret, G. (2018). Demain, tous crétins? Ou pas... Cerveau & Psycho, 100 (Juin 2018), 46-49. [version blog]

Ramus, F. (2018). Difficultés en lecture et dyslexie : comment intervenir avant même un diagnostic ? Administration et Education, 157, 109-117. [version blog en 2 parties]

Ramus, F. (2018). Préface - Quelles questions pose l’enfant « dys », et comment y répondre ? In P. Fourneret & D. Da Fonseca, Les enfants Dys (pp. XI-XVI). Elsevier Masson.

Ramus, F. (2018). Pathologie du développement: la dyslexie. In T. Collins, D. Andler & C. Tallon-Baudry (Eds.), La cognition. Du neurone à la société (pp 181-197). Paris : Gallimard.

Ramus, F. (2018). Les enfants sauvages. In T. Collins, D. Andler & C. Tallon-Baudry (Eds.), La cognition. Du neurone à la société (pp 198-201). Paris : Gallimard.

Ramus, F. (2018). Cerveau bleu, cerveau rose : les écueils du débat. Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, N°50, 64-67. [version intégrale sur le blog]

Ramus, F. (2018). Enfants de moins de quatre ans, écrans et troubles du comportement. Science et pseudo-sciences 323, 50-55.

Ramus, F. & Gauvrit, N. (2017). Etre surdoué est un atout ! Le Quotidien du Médecin n° 9627, 14/12/2017, 6.

Ramus, F., & Gauvrit, N. (2017). Les enfants surdoués: entre mythes et réalité. Ortho Magazine¸ 133, 13-17.

Ramus, F. (2017). Dyslexie: des causes multiples. L'école des parents n°624, p. 48-50.

Ramus, F. (2017). Les enfants sauvages à la lumière des sciences cognitives. In M. Lévêque & D. Lévy-Bertherat (Eds.), Enfants sauvages. Représentations et savoirs(pp. 79–89). Paris: Hermann.

Ramus, F., & Gauvrit, N. (2017). La légende noire des surdoués. La Recherche, Mars 2017.

Ramus, F. (2017). Du côté de la science. Psychologues & Psychologies, 248, 9‑12.

Gauvrit, N., Ramus, F., & Peyre, H. (2017). Difficultés émotionnelles chez les surdoués à 8 ansBlog Raison & Psychologie.

Ramus, F. (2016). Neuroanatomie de la dyslexie développementale. Actes des Entretiens de Bichat, Paris, 1/10/2016.

Ramus, F. (2016). Les troubles de l’apprentissage de la lecture. In A. Bentolila & B. Germain (Eds.), Apprendre à lire pour les nuls (pp. 255–268). Paris: First Editions.

Ramus, F. (2016). Que se passe-t-il dans la boîte noire pendant que l’enfant apprend à lire? In A. Bentolila & B. Germain (Eds.), Apprendre à lire pour les nuls (pp. 309–315). Paris: First Editions.

Ramus, F. (2016). Autisme: facteurs génétiques ou environnementaux? Science et Pseudo-Sciences, 317, 46–49.

Ramus, F. (2016). Y a-t-il une épidémie d’autisme? Science et Pseudo-Sciences, 317, 39–45.

Ramus, F. (2016). Le point sur la prévalence et l'héritabilité de l'autisme. Rééducation Orthophonique, 265, 23-32. [blog]

Ramus, F. (2015). Dyslexie. Encyclopaedia Universalis.

Ramus, F. (2014). Le « débat sur la dyslexie » : quels enseignements en tirer en France ? Actes du 26ème Congrès scientifique international de la Fédération Nationale des Orthophonistes. [blog]

Ramus, F. (2014). Les neurosciences, un épouvantail bien commode. Cités, 2014/4(60), 53-70. [blog]

Ramus, F. (2014). Qu'est-ce que la dyslexie? In S. Dehaene (Ed.), C3RV34U (pp. 121-128). Paris: Editions de la Martinière.

Ramus, F. (2014). L'histoire du "gène gay". Science et Pseudo-Sciences, 309, 30-36. 

Gauvrit, N., & Ramus, F. (2014). La "méthode Vidal". Science et Pseudo-Sciences, 309, 21-29. [blog]texte

Ramus, F. (2014). Quelles questions pose l’autisme, et comment y répondre ? In D. Yvon (Ed.), A la découverte de l'autisme: des neurosciences à la vie en société (pp. XIII-XVII). Paris: Dunod. texte

Ramus, F. (2014). De l’efficacité des antidépresseurs et des psychothérapies pour la dépression. Science et pseudo-sciences, 308, 2-3. [blog]

Ramus, F. (2014). Comprendre le système de publication scientifique. Science et pseudo-sciences, 308, 21-34. [blog]

Gauvrit, N., & Ramus, F. (2014). Dans Le Nouvel Observateur - Le mélange des genres. Science et Pseudo-Sciences.

Ramus, F. (2013). Quelles questions pose l'autisme? Comment y répondre? le Bulletin scientifique de l'arapi, 32(automne 2013), 71-74. 

Ramus, F. (2013). Guide de la HAS sur l’autisme: parti pris de Prescrire? Revue Prescrire, 33(362), 954. texte

Ramus, F. (2013). Editorial en réponse à l’éditorial de Bernard Golse dans le JIM. Journal International de Médecine, 19 octobre 2013. [blog]

Ramus, F. (2013). La souffrance psychique est bel et bien évaluable et mesurable. Science et Pseudo-Sciences, 303 (janvier 2013), 19-25. [blog]

Ramus, F. (2013). Classifications internationales des troubles mentaux : vraies limites et faux problèmes. Science et Pseudo-Sciences, 303 (janvier 2013), 32-38. [blog]

Ramus, F. (2012). Peut-il y avoir une exception française en médecine? LeMonde.fr, 26/09/2012.  [blog]

Ramus, F. (2012). Au-delà de l'inné et de l'acquis. Hors-série La Recherche - Jeux, Juillet 2012, 18-20. texte

Ramus, F. (2012). Pour une agence nationale d'évaluation des psychothérapies. Cerveau & Psycho, 51, 10-11. [blog] texte

Ramus, F. (2012). Autisme et psychanalyse: de bons et de moins bons arguments. Science et Pseudo-Sciences, 300, 35-39. texte [blog]

Ramus, F. (2012). Les troubles spécifiques de la lecture. L'Information Grammaticale, 133, 34-40. texte

Ramus, F. (2012). L'intelligence humaine, dans tous ses états. Cerveau & Psycho L'Essentiel n°9, février-avril 2012, 4-8.texte

Ramus, F. (2011). Quel pouvoir prédictif de la génétique et des neurosciences, et quels problèmes? Médecine et Droit, 106, 51-58. texte

Ramus, F. (2010). Gènes du retard mental et de l'intelligence. Science et Pseudo-Sciences, 289, 17-21.

Ramus, F. (2010). Génétique de la dyslexie développementale. In S. Chokron & J.-F. Démonet (Eds.), Approche neuropsychologique des troubles des apprentissages (pp. 67-90). Marseille: Solal. texte

Ramus, F. (2008). Quelles évaluations pour les applications des sciences et technologies cognitives? Prospective Interdisciplinaire en réseau pour les sciences et technologies cognitives, 4/12/2008.

Ramus, F. (2008). Le cognitivisme veut-il la peau de la psychanalyse? Le Journal des Psychologues 268 (Juin 2008), 6. (texte)
Republié dans Science et pseudo-sciences 284, Janvier 2009.

Ramus, F. (2008). Influences génétiques sur le développement des fonctions cognitives. Texte de la conférence donnée au Congrès de l'AFEP "Précocité Intellectuelle et Apprentissages", Paris, 2/02/2008. texte

Ramus, F. (2008). Génétique de la dyslexie développementale. A.N.A.E., 96-97, 9-14. texte

Ecalle, J., Magnan, A., & Ramus, F. (2007). L'apprentissage de la lecture et ses troubles. In S. Ionescu & A. Blanchet (Eds.), Nouveau cours de psychologie. Psychologie du développement et de l’éducation (vol. coordonné par J. Lautrey). Paris: PUF. extrait (extrait)

Ramus, F. (2007). Neurosciences et Psychanalyse: Influences génétiques et psychosociales sur le développement cognitif. Le Journal des Psychologues, 251 (Octobre 2007), p. 27-30. preprint
Republié dans Science et pseudo-sciences, hors-série Psychanalyse, décembre 2010.

Ramus, F. (2007). L'étude comparative de la perception de la parole: nouveaux développements. Rééducation Orthophonique, 229, 181-198. preprint

Expertise collective de l'INSERM (2007). Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie: Bilan des données scientifiques. Paris: Editions INSERM. (texte intégral) (débats)

Ramus, F. (2007). Nouvelles perspectives sur la neurobiologie de la dyslexie développementale. In E. Demont & M. N. Metz-Lutz (Eds.), L'acquisition du langage et ses troubles. Marseille: Solal. preprint

Ramus, F. (2006). Origines cognitives, cérébrales et génétiques des troubles de l'acquisition du langage. Habilitation à diriger des recherches, Université Pierre et Marie Curie, Paris.preprint

Ramus, F., Casalis, S., Colé, P., Content, A., Démonet, J.-F., Demont, E., et al. (2006). Un point de vue scientifique sur l'enseignement de la lecture. Le Monde de l'Education, Mars 2006. (texte)

Ramus, F. (2005). Aux origines cognitives, neurobiologiques et génétiques de la dyslexie. In Observatoire National de la Lecture (Ed.), Les troubles de l'apprentissage de la lecture (pdf reprint)
Réimprimé dans Actes de la Journée ARTA 2005: La dyslexie, quoi de neuf... L'école et les soins, Paris.
Réimprimé dans A.N.A.E. (2005), 83-84, pp. 247-253.
(pp. 21-43). Paris: MENESR.

Ramus, F. (2005). Neurobiologie de la dyslexie développementale. Bulletin du Cercle de Neurologie Comportementale, 22, 12-13. (pdf preprint)

Ramus, F. (2005). De l'origine biologique de la dyslexie. Psychologie & Education 60, 81-96. (pdf preprint)

Ramus, F. (2002). Dyslexie développementale: déficit phonologique spécifique ou trouble sensorimoteur global? In Actes des 4èmes Journées Scientifiques de l'Ecole d'Orthophonie de Lyon, « L’écrit : modèles, apprentissage, troubles ». Lyon, 29-30/11/2002, 55-63. (article html)
Republié dans C. Billard & M. Touzin (Eds.), L'inventaire des connaissances (pp. 83-87). Paris: Ortho Edition. (pdf)
Republié dans Médecine et Enfance, Avril 2003, 255-258. (pdf)
Version légèrement modifiée publiée sous le titre "Dyslexie, quoi de neuf? La théorie phonologique..." dans Ortho Magazine 44, Février 2003, 9-13. (article pdf)

Ramus, F. (2002). Dyslexie: la cognition en désordre? La Recherche Hors-Série n°9 "Ordre et désordre", Nov. 2002, 66-68. (html preprint)(pdf reprint)

Ramus, F. (2000). L'étude comparative de la perception de la parole : développements récents. Primatologie, 3, 421-444. (résumé) (pdf preprint)

Ramus, F. (1999). La discrimination des langues par la prosodie: Modélisation linguistique et études comportementales. In F. Pellegrino (Ed.),De la caractérisation à l'identification des langues, Actes de la 1ère journée d'étude sur l'identification automatique des langues, Lyon, 19/01/1999 (pp. 186-201). Lyon : Editions de l'Institut des Sciences de l'Homme. (résumé) (pdf preprint)

Ramus, F. (1997). Le rôle du rythme pour la discrimination des langues. Actes des JIOSC 97, Orsay, 1-2/12/1997 (pp. 225-229). (html preprint)

Mehler, J., & Ramus, F. (1997). La psychologie cognitive peut-elle contribuer à l'étude du raisonnement moral? In J.-P. Changeux (Ed.), Une même éthique pour tous? (pp. 119-136). Paris: Odile Jacob.

Ramus, F. (1999). Rythme des langues et acquisition du langage. Thèse de doctorat, EHESS, Paris. (résumé) (abstract) (papers) (fichier pdf zippé)

 

Actualités de l'équipe

Raphaël MIZZI a obtenu un poste de "Maitre de conférences" à Aix-Marseille University.

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Recherches passées

Recherches au cours des années 2013-2018

 

Le thème général qui m'intéresse et qui unifie les différentes branches de mes recherches est celui du développement cérébral et cognitif de l’enfant. Dans le cadre de ce thème, je m'intéresse plus particulièrement à l'acquisition du langage, ainsi qu’au développement d’autres fonctions cognitives de haut niveau. Les questions qui se situent au cœur de ma recherche sont: Quelles sont les prédispositions cognitives qui sous-tendent le développement de l'enfant? Comment ces prédispositions sont-elles implémentées dans le cerveau du nourrisson? Comment le génome humain construit-il un cerveau possédant de telles prédispositions? Comment les influences génétiques et environnementales interagissent-elles pour contraindre le développement des fonctions cognitives? 

Au sein du développement cognitif, les fonctions qui m’intéressent particulièrement sont le langage et la cognition sociale. Depuis quelques années, l'angle principal sous lequel j'aborde leur analyse est celui de leurs pathologies telle la dyslexie développementale, l'autisme, et plus récemment la schizophrénie. Je m'efforce d'étudier ces troubles aux niveaux à la fois cognitif, cérébral et génétique, espérant ainsi mettre en relief certains des mécanismes biologiques sous-jacents à l'acquisition du langage et de la cognition sociale. 

Au-delà des pathologies, je m’intéresse également à l’étude des facteurs déterminant les différences individuelles dans le développement cognitif. Les facteurs étant nombreux, les interactions complexes et les tailles d’effet de chaque facteur faibles, ce champ de recherche nécessite une approche épidémiologique, impliquant de grandes populations faisant l’objet de multiples mesures et suivies de manière longitudinale.

1. Le déficit phonologique dans la dyslexie

2. Le projet Genedys: Caractérisation cognitive, cérébrale et génétique des troubles du langage et de la communication

3. Projet Dysbrain : Neuroanatomie de la dyslexie

4. Développement cognitif et acquisition de la littératie chez les enfants français et chinois (CROSSLINGDYS)

5. Les bases cérébrales de la perception de la parole chez les dyslexiques adultes

6. La cognition sociale et ses troubles

7. Déterminants génétiques et environnementaux du développement cognitif

 


 

1. Le déficit phonologique dans la dyslexie

Un projet de longue date vise à mieux comprendre la nature du déficit phonologique dans la dyslexie. Ce projet a été soutenu par un financement du projet Dysbrain (ANR), qui comporte explicitement un volet d’investigations cognitives assez poussé dans le domaine auditif et phonologique. Les résultats publiés sont brièvement décrits ci dessous.

1.1 Relation entre la dyslexie développementale et le trouble spécifique du langage : 

L’un de mes articles a montré non seulement la comorbidité et le recouvrement phénotypique entre ces deux troubles, mais aussi les caractéristiques qui les distinguent, non seulement au niveau morphosyntaxique (par définition), mais également au niveau phonologique (différences beaucoup plus subtiles)(Ramus, Marshall, Rosen & van der Lely, 2013).

1.2 Relation entre l’apprentissage et la mémorisation de bruits aléatoires : 

Avec mes collaborateurs Trevor Agus et Daniel Pressnitzer, j’ai conduit une étude montrant que les adultes dyslexiques mémorisent ces sons aussi bien que les témoins, contrairement aux prédictions d’un certain nombre d’hypothèses sur les déficits auditifs et phonologiques dans la dyslexie (Agus, Carrión Castillo, Pressnitzer, & Ramus, 2014). 

 1.3 Relation entre l’assimilation de voisement en production et sa compensation en perception chez l’adulte dyslexique : 

Cette étude suggère que les personnes dyslexiques n’ont aucun problème dans ces processus phonologiques subtils, confirmant une autre étude que nous avions conduit chez l’enfant anglais (Marshall, Ramus, & van der Lely, 2010)(Szenkovits et al., 2016) . 

De manière générale nos données confortent ainsi toujours plus l’idée que les représentations phonologiques des personnes dyslexiques ne sont pas fondamentalement dégradées, mais que leur accès dans certaines tâches cognitives exigeantes est compromis (Ramus, 2014Ramus & Ahissar, 2012Ramus & Szenkovits, 2008).

  1. Agus, T. R., Carrión Castillo, A., Pressnitzer, D., & Ramus, F. (2014). Perceptual learning of acoustic noise by dyslexic individuals. Journal of Speech, Language and Hearing Research, 57, 1069-1077. 
  2. Ramus, F., Marshall, C. R., Rosen, S., & van der Lely, H. K. J. (2013). Phonological deficits in specific language impairment and developmental dyslexia: towards a multidimensional model. Brain, 136(2), 630-645. 
  3. Ramus, F. (2014). Neuroimaging sheds new light on the phonological deficit in dyslexia. Trends in Cognitive Sciences, 18, 274-275. 
  4. Szenkovits, G., Darma, Q., Darcy, I., & Ramus, F. (2016). Exploring dyslexics’ phonological deficit II: phonological grammar. First Language, 36(3), 316–337.

2. Le projet Genedys: Caractérisation cognitive, cérébrale et génétique des troubles du langage et de la communication

Ce projet de grande ampleur a pour but de clarifier les bases cognitives, cérébrales et génétiques des troubles du langage (oral et écrit), et particulièrement les liens entre les différents de niveaux de description. Il consiste à étudier un grand nombre d’enfants dyslexiques, dysphasiques, témoins, et des membres de leur famille à l’aide d’un protocole incluant une batterie de tests, un prélèvement d’ADN (sang ou salive), et, pour un sous-ensemble des enfants dyslexiques et témoins, un protocole d’imagerie cérébrale. Ce projet s’est appuyé sur sept services hospitaliers et de nombreux collaborateurs, et sur des financements de la Ville de Paris, de l’ANR (Genedys et Dysbrain). Il faisait également partie d’un consortium européen (Neurodys) dont le protocole était un sous-ensemble de celui du projet français. 

1.1 Données du projet français Genedys

L’analyse globale des données cognitives montre la quasi-universalité du déficit phonologique parmi les enfants dyslexiques. En revanche, nous n’observons aucun cas véritable de stress visuel et un impact limité de la réduction de l’empan visuo-attentionnel. Par ailleurs les troubles visuo-attentionnels coexistent toujours avec un déficit phonologique, contrairement à l’indépendance rapportée par Bosse, Tainturier et Valdois (2007). Globalement nos résultats remettent en cause ces théories alternatives de la dyslexie (Saksida et al. 2016).

Par ailleurs, les données génétiques françaises ont récemment participé, au sein d’un consortium international (issu de mais non limité à Neurodys), à la première analyse génome-entier de la dyslexie (Giallusi et al. sous presse).

  1. Gialluisi, A., Andlauer, T. F., Mirza-Schreiber, N., Moll, K., Becker, J., Hoffmann, P., … Schulte-Körne, G. (in press). Genome Wide Association Scan identifies new variants associated with a cognitive predictor of dyslexia. Translational Psychiatry. https://doi.org/10.1101/309336
  2. Saksida, A., Iannuzzi, S., Bogliotti, C., Chaix, Y., Démonet, J. F., Bricout, L., . . . Ramus, F. (2016). Phonological skills, visual attention span, and visual stress in developmental dyslexia: insights from a population of French children. Developmental Psychology, 52(10), 1503–1516.

2.2 Données du projet européen Neurodys

L’intérêt de cette étude (~2000 sujets) a été de porter sur les capacités de lecture et de phonologie d’enfants apprenant à lire dans six langues alphabétiques différentes, couvrant l’ensemble du spectre de la complexité orthographique (dans l’ordre croissant : finnois, hongrois, allemand, néerlandais, français, anglais). Les résultats ont fait l’objet de deux articles : analyse restreinte aux enfants témoins) (Moll et al., 2014) et comparaison entre enfants dyslexiques et témoins (Landerl et al., 2013). 

Dans cette dernière étude, basée sur des analyses de régression logistique hiérarchique, nous confirmons d'une part que la conscience phonologique et la dénomination rapide sont les deux principaux prédicteurs de la dyslexie. D'autre part, nous montrons que ces deux variables ont à peu près le même poids relatif dans la prédiction et ce, à tous les niveaux de complexité orthographique. En revanche, leur pouvoir prédictif (et celui du modèle complet) augmente avec la complexité orthographique. Ainsi, dans les langues à orthographe transparente comme le finnois et le hongrois, un déficit d’un écart-type en conscience phonologique multiplie le risque de dyslexie par 2, mais dans les langues à orthographe la plus complexe comme l'anglais et le français, il la multiplie par 4. Dans les langues à orthographe transparente, d'autres facteurs (peut-être visuels) sont de toute évidence à l'œuvre, qui n'ont pas été mesurés dans cette étude.

Les données génétiques ont également été partiellement analysées mais n’ont pas abouti à répliquer les associations connues (Becker et al. 2014).

  1. Becker, J., Czamara, D., Scerri, T. S., Ramus, F., Csépe, V., Talcott, J. B., . . . Schumacher, J. (2014). Genetic analysis of dyslexia candidate genes in the European cross-linguistic NeuroDys cohort. European Journal of Human Genetics, 22, 675-680. 
  2. Landerl, K.*, Ramus, F.*, Moll, K., Lyytinen, H., Leppänen, P. H. T., Lohvansuu, K., . . . Schulte-Körne, G. (2013). Predictors of developmental dyslexia in European orthographies with varying complexity. Journal of Child Psychology and Psychiatry, 54(6), 686-694. *equal contributors 
  3. Moll, K., Ramus, F., Bartling, J., Bruder, J., Kunze, S., Neuhoff, N., . . . Landerl, K. (2014). Cognitive mechanisms underlying reading and spelling development in five European orthographies. Learning and Instruction, 29, 65-77.

3. Projet Dysbrain : Neuroanatomie de la dyslexie

Le travail d’analyse des images neuroanatomiques d’enfants dyslexiques et témoins a constitué une part très importante du travail effectué par mon équipe ces dernières années, impliquant Irene Altarelli (doctorante, 2009-2013), Katarzyna Jednorog (postdoctorante 2010-2011, collaboratrice à Varsovie depuis), Jingjing Zhao (postdoctorante, 2012-2014, collaboratrice à Xi’an), Lou Scotto di Covella (doctorante, 2013-2017) sous ma supervision et avec l’aide de collaborateurs (Ghislaine Dehaene, Michel Thiebaut de Schotten). Ces analyses portent essentiellement sur les 64 cerveaux scannés au cours du projet Genedys, se combinant à l’occasion avec des images supplémentaires acquises par G. Dehaene-Lambertz ainsi que des collaborateurs internationaux (K. Jednorog, S. Heim).

Nous avons analysé les images T1 à l’aide de plusieurs méthodes: la voxel-based morphometry (VBM) (méthode standard mais dans laquelle nous avons une confiance limitée); la surface-based morphometry (SBM) qui permet d’estimer des mesures anatomiques beaucoup plus précises que la VBM, notamment l’épaisseur corticale locale; la morphométrie de régions ciblées, en particulier le planum temporale et le gyrus de Heschl; la morphométrie des sillons; et les algorithmes de classification multi-paramétriques.

En utilisant la SBM, nous avons trouvé une réduction de l’épaisseur corticale chez les enfants dyslexiques dans le gyrus fusiforme gauche, précisément dans la région définie chez chaque sujet, par le pic d'activation pour les mots écrits. De plus, une interaction groupe x sexe a montré que la différence de groupe n’était obtenue qu’entre les filles dyslexiques et témoins, pas chez les garçons. Enfin, nous avons répliqué ce résultat dans deux populations indépendantes, ainsi qu’en comparant le groupe d’enfants dyslexiques à un groupe d’enfants plus jeunes appariés en niveau de lecture. Il semble donc que le développement fonctionnel anormal de la "visual word-form area" chez les enfants dyslexiques est associé à une moindre épaisseur de cortex, et que ceci ne puisse être attribué exclusivement à la moindre expérience de ces enfants en lecture (Altarelli et al., 2013). 

Nous avons analysé en grand détail les dimensions du planum temporale et du gyrus de Heschl, délimités manuellement en suivant scrupuleusement les critères définis par les neuroanatomistes qui avaient effectué les premières études de dissection (collaboration avec Al Galaburda, Harvard). Nos résultats, obtenus chez 81 enfants droitiers, montrent que chez les témoins, le planum est plus étendu (en surface) dans l’hémisphère gauche que droit, une asymétrie bien connue (Geschwind & Levitsky, 1968). En revanche, chez les garçons dyslexiques, cette asymétrie est inexistante ou inversée, répliquant les observations originales de Galaburda et al. (1985). Chez les filles aucune différence d’asymétrie n’est observée. Ce résultat nous permet de mettre fin à 3 décennies de controverses, en montrant que les contradictions entre les nombreuses études publiées depuis étaient essentiellement dues à 1) l’utilisation de critères hétérogènes pour délimiter les régions d’intérêt, et 2) au faible effectif de la plupart des études (Altarelli et al., 2014). 

Nos résultats sont plus généralement compatibles avec l’idée selon laquelle les perturbations cérébrales sous-jacentes à la dyslexie sont probablement en partie différentes entre les garçons et les filles, rejoignant des conjectures antérieures (Humphreys, Kaufmann, & Galaburda, 1990Ramus, 2006)ainsi que des études plus récentes (Evans, Flowers, Napoliello, & Eden, 2013). Nous développons ce point de vue dans un chapitre de livre (Ramus et al., 2017).

L’analyse initiale de VBM sur les données françaises s’étant révélée peu convaincante, nous avons changé d’échelle, grâce au travail de notre ex-postdoc K. Jednorog qui a rassemblé les données de plusieurs pays : 84 enfants français (issus de Genedys ainsi que d’une étude de G. Dehaene-Lambertz), ainsi que 71 allemands et 81 polonais. Le résultat est que nous trouvons une unique différence significative de volume de matière grise, dans une partie du thalamus gauche (différence qui n’était présente que dans une étude précédente sur la douzaine publiée). Nous suggérons que les résultats de VBM sur la dyslexie précédemment publiés sont probablement des faux positifs. Nous espérons que cette démonstration aidera les neurosciences cognitives à élever leurs standards méthodologiques, notamment en augmentant les effectifs, et en faisant systématiquement des études de réplication, comme c’est maintenant le cas en génétique dans les études génome-entier (Ramus et al., 2018).

Parmi les autres manières d’analyser l’anatomie cérébrale sur la base des images T1, notre doctorante Lou Scotto di Covella a effectué une analyse de la morphométrie des sillons (Scotto di Covella, submitted), tandis que K. Jednorog a conduit une analyse de classification multi-paramétrique en cours d’écriture (Płoński et al., 2017). Ces deux analyses ont été conduites sur les 236 cerveaux français, polonais et allemands.

Enfin, nous avons également commencé à exploiter les données de diffusion, grâce à notre post-doctorante Jingjing Zhao et nos collaborateurs Michel Thiebaut de Schotten et Jessica Dubois. Nous avons montré que deux faisceaux semblent présenter un pattern de symétrie différent chez les enfants dyslexiques : le faisceau occipito-frontal inférieur, qui a une asymétrie moins prononcée vers la gauche chez l’enfant dyslexique que chez le témoin, et le second segment du faisceau longitudinal supérieur, qui a une asymétrie plus prononcée vers la droite chez l’enfant dyslexique. Nous comptons maintenant poursuivre par une analyse approfondie du corps calleux dans la dyslexie (Zhao et al. 2016; Lou et al. 2019).

  1. Altarelli, I., Monzalvo, K., Iannuzzi, S., Fluss, J., Billard, C., Ramus, F., & Dehaene-Lambertz, G. (2013). A functionally guided approach to the morphometry of occipito-temporal regions in developmental dyslexia: evidence for differential effects in boys and girls. The Journal of Neuroscience, 33(27), 11296-11301.
  2. Altarelli, I., Leroy, F., Monzalvo, K., Fluss, J., Billard, C., Dehaene-Lambertz, G., . . . Ramus, F. (2014). Planum temporale asymmetry in developmental dyslexia: revisiting an old question. Human Brain Mapping, 35, 5717-5735. 
  3. Jednoróg, K., Marchewka, A., Altarelli, I., Monzalvo, K., van Ermingen-Marbach, M., Grande, M., Grabowska, A., Heim, S., & Ramus, F. (2015). How reliable are grey matter disruptions in specific reading disability across multiple countries and languages? Insights from a large-scale voxel-based morphometry study. Human Brain Mapping, 36(5), 1741-1754.
  4. Lou, C., Duan, X., Altarelli, I., Sweeney, J. A., Ramus, F., & Zhao, J. (2019). White matter network connectivity deficits in developmental dyslexia. Human Brain Mapping, 40(2), 505‑516. 
  5. Płoński, P., Gradkowski, W., Altarelli, I., Monzalvo, K., Van Ermingen-Marbach, M., Grande, M., . . . , Ramus, F., & Jednoróg, K. (2017). Multi-parameter machine learning approach to the neuroanatomical basis of developmental dyslexia. Human Brain Mapping, 38(2), 900‑908.
  6. Ramus, F., Altarelli, I., Jednoróg, K., Zhao, J., & Scotto di Covella, L. (2017). Brain asymmetries and sex differences in developmental dyslexia. In A. M. Galaburda, N. Gaab, F. Hoeft, & P. McCardle (Éd.), Dyslexia and Neuroscience: The Geschwind-Galaburda Hypothesis 30 years later(p. 78‑86). Baltimore, MD: Brookes.
  7. Ramus, F., Altarelli, I., Jednoróg, K., Zhao, J., & Scotto di Covella, L. (2018). Neuroanatomy of developmental dyslexia: Pitfalls and promise. Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 84 (Supplement C), 434‑452. https://doi.org/10.1016/j.neubiorev.2017.08.001
  8. Scotto di Covella, L., Leroy, F., Cauvet, E., Girard, F., Couvignou, M., Caron-Guyon, J., … Ramus, F. (submitted). Morphometry of three sulci in developmental dyslexia.
  9. Zhao, J., Thiebaut de Schotten, M., Altarelli, I., Dubois, J., & Ramus, F. (2016). Altered hemispheric lateralization of white matter tracts in developmental dyslexia: Evidence from spherical deconvolution tractography. Cortex, 76, 51–62. 

4. Développement cognitif et acquisition de la littératie chez les enfants français et chinois (CROSSLINGDYS)

Mes collaborateurs de Beijing Normal University (BNU) (PI : Hua Shu) ont suivi plus de 300 enfants de l’âge de 3 ans à l’âge de 14 ans, collectant de nombreuses mesures intéressantes au fil des années, particulièrement en lien avec l’apprentissage de la lecture. Les données issues de cette cohorte peuvent permettre de poser notamment les questions suivantes : 1) Quels sont les prédicteurs (cognitifs, environnementaux) précoces des acquisitions ultérieures dans le domaine du langage oral et écrit ? 2) Quelles sont les bases cérébrales de ces acquisitions ? 3) Quels sont les prédicteurs précoces et les bases cérébrales de la dyslexie ? 4) (En comparant avec nos données acquises dans des langues alphabétiques), dans quelle mesure les réponses à ces questions dépendent-elles de la langue ?

Une doctorante de BNU, Mengmeng Su, a passé un an dans mon équipe (2013-2014) grâce à un financement du China Scholarship Council, afin notamment de se former à l’analyse de l’imagerie de diffusion (une IRM a été passée à l’âge de 14 ans chez 79 de ces enfants), et de mener à bien différentes analyses longitudinales. Hua Shu et moi-même avons obtenu un financement PRC entre le CNRS et la National Natural Science Foundation Of China, qui va nous permettre de continuer à échanger et collaborer dans les 3 années à venir.

Dans une première étude (Su et al. 2017), nous avons analysé le pouvoir prédictif des facteurs familiaux précoces et des capacités cognitives initiales mesurés à 3-5 ans sur les capacités de lecture évaluées en grand détail à l’âge de 11 ans. Nous avons trouvé d’une part une prédiction de 20 à 34% de la variance, substantielle à une si longue échéance, d’autre part que la nature des prédicteurs varie en fonction de la capacité de lecture mesurée (reconnaissance de caractères, fluence de lecture, compréhension de texte, orthographe). Par ailleurs, des analyses de médiation montrent que l’effet des facteurs familiaux est entièrement médié par les capacités cognitives précoces mesurées.

Les deux études suivantes exploitent les IRM passées par ces enfants, et notamment l’imagerie de diffusion. La première montre que la connectivité (anisotropie fractionnelle) du faisceau arqué gauche (segments long et postérieur) est associée à différentes trajectoires de développement du vocabulaire de 3 à 11 ans (Su et al., 2017). La deuxième montre que les enfants dyslexiques chinois diffèrent des témoins par la connectivité des faisceaux arqués (segment long) et longitudinal inférieur gauches (Su et al., 2018). De plus, la connectivité du faisceau arqué est corrélée aux capacités phonologiques, comme dans les langues alphabétiques, alors que celle du faisceau longitudinal inférieur gauche est corrélée aux capacités morphologiques, ce qui reflète probablement une spécificité des langues morphographiques (Su et al., 2018). 

  1. Su, M., Peyre, H., Song, S., McBride, C., Tardif, T., Li, H., Zhang, Y., Liang, W., Zhang, Z., Ramus, F., Shu, H. (2017). The influence of early linguistic skills and family factors on literacy acquisition in Chinese children: Follow-up from age 3 to age 11. Learning and Instruction, 49, 54–63. 
  2. Su, M., Thiebaut de Schotten, M., Zhao, J., Song, S., Zhou, W., Gong, G.,McBride, C., Ramus, F., Shu, H. (2018) Vocabulary growth rate from preschool to school-age years is reflected in the connectivity of the arcuate fasciculus in 14-year-old children. Developmental Science, e12647.
  3. Su, M., Zhao, J., Thiebaut de Schotten, M., Zhou, W., Gong, G., Ramus, F., & Shu, H. (2018). Alterations in white matter pathways underlying phonological and morphological processing in Chinese developmental dyslexia. Developmental Cognitive Neuroscience, 31, 11-19.

5. Les bases cérébrales de la perception de la parole chez les dyslexiques adultes

L’hypothèse que nous testons est que les rythmes corticaux endogènes des personnes dyslexiques pourraient être moins différenciés entre les cortex auditifs gauche et droit, ou que le cortex auditif gauche pourrait être moins réceptif aux oscillations dans la bande gamma que chez des personnes témoins appariées. Alternativement, les dyslexiques pourraient avoir des rythmes corticaux tout à fait normaux, ce qui serait d’ailleurs cohérent avec nos résultats obtenus par des méthodes psycholinguistiques (Ramus & Szenkovits, 2008)(En collaboration avec Anne-Lise Giraud et Katia Lehongre). 

Après une première étude de MEG (Lehongre, Ramus, Villiermet, Schwartz, & Giraud, 2011), nous avons conduit une étude d’IRMf/EEG simultanés (Lehongre, Morillon, Giraud, & Ramus, 2013), qui confirme l’anomalie des réponses du cortex auditif gauche à 25-35 Hz, tout en montrant que les réponses cérébrales aux autres bandes de fréquences pertinentes pour la parole (1-3 Hz et 4-7 Hz) sont normales, remettant en cause la théorie concurrente de Goswami (2011).

Ces résultats sont particulièrement remarquables par leur force et par leur adéquation avec les prédictions de Giraud et al. (2007). Néanmoins leur interprétation précise reste incertaine, en particulier les conséquences cognitives présumées, qui devront faire l’objet d’investigations ciblées (Giraud & Ramus, 2013). C’était l’objet d’une partie du projet Dysbrain qui s’est achevé en décembre 2015, et dont l’analyse des données va se poursuivre en 2017-2020 grâce au financement de la fondation Agir pour l’audition.

  1. Giraud, A. L., & Ramus, F. (2013). Neurogenetics and auditory processing in developmental dyslexia. Current Opinion in Neurobiology, 23(1), 37-42. 
  2. Lehongre, K., Ramus, F., Villiermet, N., Schwartz, D., & Giraud, A. L. (2011). Altered low-gamma sampling in auditory cortex accounts for the three main facets of dyslexia. Neuron, 72(6), 1080-1090. 
  3. Lehongre, K., Morillon, B., Giraud, A. L., & Ramus, F. (2013).Impaired auditory sampling in dyslexia: Further evidence from combined fMRI and EEG. Frontiers in Human Neuroscience, 7, 454. doi:10.3389/fnhum.2013.00454 

6. La cognition sociale et ses troubles

Avec Emmanuel Dupoux et Pierre Jacob, nous avons mené, grâce à un financement de l'ANR sur les années 2009-2013, le projet Socodev portant sur différents aspects du développement de la cognition sociale.

Au sein de la Tâche 1 dont je m’occupais avec une partie de mon équipe, notre approche a été de décomposer la cognition sociale en composantes les plus élémentaires possibles, et d'étudier ces composantes. Nous nous sommes par conséquent focalisés sur les aspects perceptifs de la cognition sociale. Nous avons étudié comment différents états d’un agent peuvent être extraits intuitivement de scènes visuelles simples et représentés par un observateur. Nous avons étudié principalement quatre types de représentations: (1) la représentation du caractère animé (animacy) (la différence entre objets inanimés et agents animés auto-propulsés); (2) la représentation des buts d'un agent; (3) la représentation des croyances d'un agent et (4) la représentation des attributs sociaux d’un agent.

Notre méthode générale a consisté à utiliser des stimuli non verbaux (des animations silencieuses) et de contraster des tâches verbales explicites avec des mesures non verbales plus implicites, telles que les fixations oculaires. Nous avons étudié ces capacités chez l'adulte, chez l'enfant, et leurs déficits dans le trouble du spectre autistique (TSA) et dans la schizophrénie. Ce travail a été réalisé par deux doctorants psychiatres successifs : Baudouin Forgeot d'Arc pour le développement initial de la batterie de tests et son application à l’autisme, puis Paul Roux pour les développements ultérieurs et l’application à la schizophrénie. Les données collectées sont très riches et sont analysées et publiées progressivement. 

6.1 Représentation d’agents animés

Il s’agit du composant le plus basique du système : l’identification d’agents en tant que tels, par opposition avec des objets inertes. Nous essayons d’obtenir des mesures plus implicites de la détection du caractère animé, en utilisant notamment l’eye-tracking.

Nos mesures d’animation de triangles de Frith et Happé ont été validées sur 17 participants (Roux, Passerieux, & Ramus, 2013) et ont ensuite été menées chez des patients schizophrènes, dont nous avons montré que leurs suivis oculaires sont normaux, alors même que les descriptions verbales de ces stimuli sont appauvries (Roux, Smith, Passerieux & Ramus, 2017). Ces résultats sont compatibles avec l’idée d’une perception sociale normale dans la schizophrénie et d’un déficit à un niveau plus explicite et métacognitif ou langagier. Ce protocole reste néanmoins limité par son hétérogénéité, ce qui nous a conduits à préférer des stimuli plus contrôlés décrits ci-après.

  1. Roux, P., Passerieux, C., & Ramus, F. (2013). Kinematics matters: a new eye-tracking investigation of animated triangles. Quarterly Journal of Experimental Psychology, 66(2), 229-244.
  2. Roux, P., Smith, P., Passerieux, C., & Ramus, F. (2016). Preserved implicit mentalizing in schizophrenia despite poor explicit performance: evidence from eye tracking. Scientific Reports, 6, 34728. https://doi.org/10.1038/srep34728 

6.2 Représentation de buts

Afin de dépasser les limites des animations de triangles, Paul Roux a développé une nouvelle expérience basée sur le protocole de détection de la traque d’un agent (cercle) par un autre de Gao et al. (2009) (testé sur 40 adultes sains). Les paramètres cinématiques manipulés modulent de manière satisfaisante la capacité des sujets à détecter la traque. De plus, nous avons montré que les mesures d’eye-tracking effectuées simultanément permettent de prédire dans une large mesure la réponse comportementale, permettant d’avoir une mesure totalement implicite de la détection de la traque.

Ce protocole a ensuite été adapté et utilisé sur un groupe de 29 patients schizophrènes et de 29 témoins appariés. Les résultats ont mis en évidence une plus faible sensibilité à la détection de la traque chez les patients. Les analyses de suivi oculaire ont révélé que cette plus faible sensibilité se manifestait à la fois au niveau du traitement implicite et au niveau du traitement cognitif explicite. 

Enfin, un élément important dans la détection des buts d’un agent est de décoder la direction de son regard afin de déterminer l’objet de son attention. La question de savoir si cette capacité à suivre le regard est déficitaire ou non dans l’autisme reste débattue. Ce protocole a été passé par 33 patients avec ASD et 38 témoins appariés en âge et QI. Nos résultats suggèrent un léger déficit de suivi de la direction du regard chez les patients (Forgeot d’Arc et al., 2017). Ils laissent néanmoins entière la question de la direction de la causalité entre ce déficit et les perturbations plus générales du fonctionnement social dans l’autisme.

  1. Forgeot d’Arc, B., Delorme, R., Zalla, T., Lefebvre, A., Amsellem, F., Moukawane, S., . . . Ramus, F. (2017). Gaze Direction Detection in Autism Spectrum Disorder. Autism, 21(1), 100-107. 
  2. Roux, P., Passerieux, C., & Ramus, F. (2015). An eyetracking investigation of intentional motion perception in schizophrenia. Journal of Psychiatry and Neuroscience, 40(2), 118-125. 
  3. Roux, P., Brunet-Gouet, E., Passerieux, C., & Ramus, F. (2016). Eyetracking reveals a slowdown of social context processing during intention attribution in schizophrenia. Journal of Psychiatry and Neuroscience, 41(2), E13-E21. 

6.3 Représentation de croyances

Au cours de sa thèse, Baudouin Forgeot d’Arc a créé un nouveau paradigme expérimental destiné à tester les capacités de mentalisation, tout en évitant les nombreux écueils et limitations des tâches classiques de fausse croyance (de type Sally-Ann). 

Il s'agit de films d'animations réalisés avec le logiciel Flash, mettant en scène des scénarios de type fausse croyance. L'idée est que le regard des sujets va trahir leur surprise lorsque le scénario aboutira à une chute non prévue; la prévision de la chute mettant en jeu les capacités de mentalisation dans les scénarios mentalistes, mais pas mécanistes. 

Outre une étude de validation de ce paradigme (Forgeot d'Arc & Ramus, 2011), nous l’avons utilisé avec le même groupe de patients schizophrènes que précédemment. Nous avons trouvé que les patients avaient de plus faibles performances en attribution de croyances que les témoins, en accord avec une littérature déjà importante. En outre, en analysant les fixations sur différentes régions d’intérêt de la scène (objet qui est déplacé ou modifié, visage de l’agent qui voit ou pas le changement), nous avons montré que les patients regardaient moins le visage de l’agent (mais pas l’objet), et que cette différence d’accès à l’information permettait d’expliquer l’essentiel de la différence dans la tâche explicite (Roux, et al. 2014). Nos résultats suggèrent donc que, soit les difficultés de suivi oculaire des patients schizophrènes, soit leur plus faible intérêt pour les visages, a un impact sur leur capacité à attribuer des états mentaux dans des situations sociales complexes.

  1. Forgeot d'Arc, B., & Ramus, F. (2011). Belief attribution despite verbal interference. Quarterly Journal of Experimental Psychology, 64(5), 975-990. 
  2. Roux, P., Forgeot d’Arc, B., Passerieux, C., & Ramus, F. (2014). Is the Theory of Mind deficit observed in visual paradigms in schizophrenia explained by an impaired attention toward gaze orientation? Schizophrenia Research, 157, 78-83. 

6.4 Représentation d’attributs sociaux

Au-delà des états mentaux d’un agent, les êtres humains attribuent couramment aux autres (à tort ou à raison, mais le plus souvent spontanément) différents attributs sociaux (gentil, sympathique, intelligent, etc.). Il est intéressant d’essayer de comprendre à la fois les mécanismes conduisant à ces jugements sociaux, et leur éventuelle déficience dans certaines populations. A cet effet, B. Forgeot d’Arc a développé une tâche dans laquelle les participants voient des paires de visages, et doivent décider lequel a l’air le plus « gentil ». Les stimuli sont pour une partie des photographies de visages naturels ou synthétiques dans lesquels les traits faciaux associés à la gentillesse sont manipulés, présentés par paires différant par ces traits faciaux de manière soit subtile, soit importante. Les résultats indiquent que les patients autistes ont des jugements moins conformes à la population de référence sur les photographies, mais pas sur les visages synthétiques, quel que soit le niveau de difficulté (paires différant peu ou beaucoup)(33 individus autistes et 38 témoins). Ceci suggère que, soit les difficultés des personnes autistes dans les jugements sociaux ne sont pas dues à des déficits perceptifs, soit il s’agit de déficits perceptifs très subtils concernant des indices présents dans les visages naturels mais non synthétiques (Forgeot d’Arc et al., 2016). 

  1. Forgeot d’Arc, B., Ramus, F., Lefebvre, A., Brottier, D., Zalla, T., Moukawane, S., . . . Delorme, R. (2016). Atypical Social Judgment and Sensitivity to Perceptual Cues in Autism Spectrum Disorders. Journal of Autism and Developmental Disorders, 46¸1574-1581. 

7. Déterminants génétiques et environnementaux du développement cognitif

Comme je le dis dans mon introduction, l’étude des facteurs déterminant les différences individuelles dans le développement cognitif nécessite une approche épidémiologique. Dans cette optique, le projet EDEN constitue actuellement ma principale base de données. Je participe également avec mes collaborateurs chinois à des analyses similaires sur les données d’une population d’enfants chinois.

Le projet EDEN (http://eden.vjf.inserm.fr/index.php/fr/accueil) est une cohorte de l’Inserm de 2000 enfants suivis depuis la gestation dans tous les aspects de leur santé. Ils comportent de nombreuses données sur l’environnement des enfants, ainsi que des questionnaires remplis régulièrement par les parents. Il comporte aussi un volet cognitif, notamment une mesure de vocabulaire à 2 ans (questionnaire de McArthur-Bates rempli par les parents), une batterie de tests cognitifs à 3 puis à 5 ans, et des questionnaires sur le comportement et les troubles psychologiques (Strength and Difficulties Questionnaire : SDQ). Cette cohorte nous permet de poser tout un ensemble de questions nouvelles sur les trajectoires développementales des différentes capacités cognitives et des apprentissages, et des interactions entre facteurs génétiques et environnementaux les influençant. Hugo Peyre, doctorant puis chercheur associé dans mon équipe et pédopsychiatre formé à l’épidémiologie, a travaillé sur les données cognitives acquises jusqu’à présent.

7.1 Développement et stabilité des capacités de langage entre 2 et 3 ans :

La première analyse a porté sur le développement des capacités de langage entre 2 et 3 ans et sur la stabilité dans le temps des profils à risques identifiés à 2 ans. Les résultats montrent que les retards de langage sont encore instables entre 2 et 3 ans, dans les 2 sens (récupération du retard, et retard se manifestant plus tardivement). Au-delà des facteurs généraux influençant le développement du langage (sexe, alcool prénatal, allaitement maternel, primiparité, terme gestationnel, éducation parentale, stimulation maternelle), les évolutions entre 2 et 3 ans sont prédites particulièrement par la consommation d’alcool pendant la grossesse, l’allaitement maternel, l’éducation des parents et la fréquence de stimulation maternelle (Peyre et al., 2014).

7.2 Association entre difficultés de langage et déficits d’attention :  

Y a-t-il un lien de cause à effet entre les deux, et dans ce cas, dans quelle direction ? Nous avons trouvé que les capacités de langage à 3 ans prédisent une partie de la variance des symptômes d’inattention à 5 ans (estimés par le SDQ), mais pas l’inverse. Nos résultats sont donc cohérents avec les théories qui postulent un rôle du langage dans la régulation comportementale de l’enfant et son contrôle exécutif (Peyre et al. 2016a).

7.3 Quels sont les facteurs environnementaux du développement cognitif qui produisent des effets globaux sur l’ensemble des fonctions cognitives ? 

Parmi ceux ci, quels sont ceux qui produisent des effets éventuellement spécifiques ou plus importants sur certaines fonctions ? Nous avons trouvé que, même si la plupart des facteurs ont des effets généraux, certains ont des effets plus importants (voire exclusifs) sur les capacités verbales. C’est notamment le cas du niveau d’éducation des parents, de l’allaitement maternel, mais aussi du nombre de frères et sœurs plus âgés (effet négatif). Nos résultats permettent de commencer à distinguer les facteurs qui induisent entre fonctions cognitives des corrélations positives participant au facteur g d’intelligence générale, et ceux qui au contraire induisent une différenciation des fonctions cognitives (Peyre et al. 2016b).

7. 4 Les enfants surdoués sont-ils plus anxieux ?

Nous basant sur les données de QI et de symptômes comportementaux (SDQ) de plus de 1000 enfants de 5 ans d’EDEN, nous avons trouvé que les 23 qui sont plus de 2 écarts-types au-dessus de la moyenne (QI>130, les enfants « surdoués) n’ont en fait pas plus de symptômes comportementaux que les autres, remettant en cause la croyance populaire (Peyre et al. 2016c). Il sera intéressant de répéter cette analyse au début de l’adolescence lorsque les données à 11 ans auront été collectées, certaines théories supposant que ce n’est qu’à l’arrivée au collège que « l’inadaptation » des enfants surdoués au système scolaire se révèle pleinement.

7.5 Y a t il une relation entre croissance et QI ? 

Nous avons étudié dans quelle mesure les grandes étapes développementales de l’enfant, telles qu’elles peuvent être évaluées par des examens cliniques assez sommaires à 4, 8, 12 ou 24 mois, prédisent le QI de l’enfant mesuré à 5-6 ans. Nous avons trouvé que les étapes développementales à 24 mois (notamment celles concernant le langage) peuvent prédire environ 20% de la variance du QI à 5-6 ans. En revanche les mesures à des âges plus précoces n’ont quasiment aucun pouvoir prédictif (Peyre et al. 2017).

  1. Peyre, H., Bernard, J. Y., Forhan, A., Charles, M.-A., De Agostini, M., Heude, B., & Ramus, F. (2014). Predicting changes in language skills between 2 and 3 years in the EDEN mother–child cohort. PeerJ, 2, e335. doi: 10.7717/peerj.335 
  2. Peyre, H., Galera, C., van der Waerden, J., Hoertel, N., Bernard, J. Y., Melchior, M., & Ramus, F. (2016a). Relationship between early language skills and the development of inattention/hyperactivity symptoms during the preschool period: Results of the EDEN mother-child cohort. BMC Psychiatry, 16, 380. https://doi.org/10.1186/s12888-016-1091-3 
  3. Peyre, H., Bernard, J. Y., Hoertel, N., Forhan, A., Charles, M.-A., De Agostini, M., … Ramus, F. (2016b). Differential effects of determinants of cognitive development on verbal and nonverbal skills at the age of 5-6 years in the EDEN mother-child cohort. Cognitive Development, 40, 152–162.
  4. Peyre, H., Ramus, F., Melchior, M., Forhan, A., Heude, B., & Gauvrit, N. (2016c). Emotional, behavioral and social difficulties among high-IQ children during the preschool period: Results of the EDEN mother-child cohort. Personality and Individual Differences, 94, 366-371.
  5. Peyre, H., Charkaluk, M.-L., Forhan, A., Heude, B., & Ramus, F. (2017). Do developmental milestones at 4, 8, 12 and 24 months predict IQ at 5–6 years old? Results of the EDEN mother–child cohort. European Journal of Paediatric Neurology, 21(2), 272‑279. 

 

Conférences

Conférences francophones en 2018-2020

Ramus, F. (2020). Sciences et pseudosciences en orthophonie. 4ème Campus Orthophonique, La Grande Motte, 5/06/2020.

Ramus, F. (2019). De la perturbation à l'implication: comment faire adhérer les élèves? Conférence à l'ISP-Faculté d'Education, Paris, 22/05/2019.

Ramus, F. (2019). L’inné et l’acquis à la lumière des sciences cognitives. Séminaire Naturaliser les sciences sociales ?, ENS Paris, 3/04/2019.

Ramus, F. (2019). Troubles du neurodéveloppement de l'enfant: De quoi parle-t-on? IVème colloque scientifique national de la FNRS TNA, Grenoble, 21/03/2019.

Di Folco, C., Guez, A., Peyre, H., & Ramus, F. (2019). Quelle prévalence de la dyslexie en France ? Comparaison des critères de la CIM-11 et du DSM-5 dans une grande cohorte représentative. Poster présenté au IVème colloque scientifique national de la FNRS TNA, Grenoble, 21/03/2019.

Ramus, F., Marin, B., & Germinet, F. (2019). Comment les résultats de la recherche peuvent-ils venir irriguer la formation ? Assises de la formation continue des enseignants, Paris, 14-15/03/2019.

Ramus, F. (2019). Epidemiology of cognitive development. LSCP seminar, 5/03/2019.

Ramus, F. (2019). Qu'est-ce que la recherche scientifique peut apporter aux enseignants ? Université de Mons, 12/02/2019.Video de la conférence

Ramus, F. (2019). Des neurosciences à "l’éducation fondée sur des preuves". Journée académique de l'innovation, Dijon, 16/01/2019. [teaser][conférence]

Ramus, F. (2018). Enseigner est-il une science ou un art?, Séminaire du directeur de l'ENS, Paris, 12/12/2018.

« Qu’est-ce que l’école peut attendre des neurosciences ? ». Table-ronde avec B. Golse, O. Houdé, J. Proust aux Controverses de Descartes, Paris, 5/12/2018.

Ramus, F. (2018). Génétique et cognition. Conférence à l’Ecole Polytechnique, Palaiseau, 29/11/2018.

Ramus, F. (2018). Lire au CP. Conférence à l'Académie de Créteil, 21/11/2018.

Ramus, F. (2018). Prendre en compte les besoins des élèves dyslexiques dans le milieu scolaire. Conférence à l' ESENESR, Poitiers, 13/11/2018.Video de la conférence

Ramus, F. (2018). Tout ce que vous avez toujours su sur l'éducation et qui est fauxTEDx Clermont, Clermont-Ferrand, 20/10/2018.

Ramus, F. (2018). Neuroanatomie de la dyslexie: pièges et perspectives. Séminaire Modyco, Nanterre, 9/10/2018.

Ramus, F. (2018). Des inégalités de genre dans le domaine de la technologie : un déterminisme cognitif ? Séminaire Technologie et Genre, ENS, Paris, 8/10/2018.

Ramus, F. (2018). Lire au CP. Conférence à l'ESENESR, Poitiers, 12, 13, 27/09/2018.Video de la conférence

Ramus, F. (2018). Qu'est-ce que la recherche scientifique peut apporter aux enseignants? Conférence à l'ESPE de Clermont-Auvergne, Clermont-Ferrand, 5/09/2018.  Video de la conférence

Ramus, F. (2018). Intervention au séminaire des inspections générales de l’éducation nationale, Paris, 4/07/2018.

Ramus, F. (2018). Quel regard de la psychologie sur la classe inversée ? Intervention au colloque CLIC2018, Paris, 29/06/2018.

Ramus, F. (2018). Troubles dys et troubles neurodéveloppementaux. Journée "Troubles dys : comment mieux organiser le parcours de santé ?". Paris, 27/06/2018.Video de la conférence

Ramus, F. (2018). Les apports de la recherche pour l’action éducative. Séminaire d'ouverture de la formation statutaire des personnels d'encadrement, à l'ESENESR, Poitiers, 25/06/2018.Video de la conférence

Ramus, F. (2018). Comment apprendre à apprendre ? Apport des sciences cognitives et des outils numériques au domaine 2 du socle commun. Journée d'étude du LEAD, Dijon, 15/06/2018.

Ramus, F. (2018). Intervention à la Conférence des recteurs, Paris, 14/06/2018.

Ramus, F. (2018). Intervention à la réunion du Réseau des Espé, Paris, 14/05/2018.

Ramus, F., & Gurgand, M. (2018). 0 à 6 ans: les grands programmes de recherche internationaux. Les Assises de la Maternelle, Paris, 27-28/03/2018.Video de la conférence

Ramus, F. (2018). Les neurosciences peuvent-elles éclairer l'éducation? Semaine du cerveau, Ecole Normale Supérieure, Paris, 16/03/2018.Video de la conférence

Tables-rondes « Quel statut pour le sujet? » et « Quel cadre pour la science ? »,Séminaire « Génétique et neurosciences : Quel avenir pour la personne ? », Université Panthéon-Assas, Paris, 16/03/2018.

Ramus, F. (2018). Comment apprendre à apprendre ? Apport des sciences cognitives et des outils numériques au domaine 2 du socle communSalon Eduspot, Paris, 15/03/2018.

Ramus, F. (2018). La précocité: Au-delà de la clinique, que dit l'épidémiologie? Congrès de l'Encéphale, Paris, 24-26/01/2018.

Table ronde "Neurosciences, neuro-éducation : sciences ou scientisme ?" Colloque Inter-académique de l'AFAE, Vincennes, 20/01/2018.

Ramus, F. (2018). Entre pseudosciences de l’éducation et neuroéducation, quelle place pour de véritables sciences de l’éducation ? Skeptics in the pub, Paris, 17/01/2018.

 

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Table ronde "L’apprentissage, clé de la réussite", Neuroplanète, Nice, 10/11/2017.

Table ronde "Mon cerveau a-t-il un sexe?", Neuroplanète, Nice, 10/11/2017.

Table ronde "L'autisme commence à livrer ses mystères", Neuroplanète, Nice, 10/11/2017.

Ramus, F. (2016). De la neuroanatomie à l'apprentissage de la lecture. Entretiens de Bichat, Paris, 1/10/2016.

Goigoux, R., & Ramus, F. (2016). Débat « La lecture, entre enseignement et apprentissage ». Les controverses de Descartes 2016, Paris, 19/03/2016.Video de la conférence

Ramus, F. (2015). L’inné et l’acquis à la lumière des sciences cognitives. Formation Philosophie et sciences cognitives, Académie de Versailles, Vanves, 15/12/2015.Video de la conférence(1ère partie) Video de la conférence(conclusions et discussion)

Ramus, F. (2015). Les enfants sauvages à la lumière des sciences cognitives. Colloque international Enfants sauvages : Représentations et savoirs. École normale supérieure, Paris, 4-5/12/2015.Video de la conférence

Ramus, F. (2015). L’intelligence humaine, à la croisée de la psychologie et de la biologie. Conférence Horizon Sciences, Université Pierre et Marie Curie, 28/09/2015.Video de la conférence

L'expertise dans le débat public. Table ronde avec Frédéric Taddei, Wiktor Stoczkowski, Franck Ramus, à l'Ecole Normale Supérieure, Paris, 22/06/2015.

Ramus, F. (2014). Aux origines de la diversité humaine. Entretiens de la Cité : Diversité. Lyon, 29/11/2014.Video de la conférence

Ramus, F. (2014). Dyslexie développementale : des causes à la prise en charge. Conférence publique, La Rochelle, 8/10/2014.

Ramus, F. (2014). Le cerveau a-t-il un sexe ? TEDx Clermont, 21/06/2014.Video de la conférence

Ramus, F. (2014). Les différences cognitives entre hommes et femmes: mythes et réalité. Conférence à La nuit des sciences, Ecole Normale Supérieure, 6/06/2014.Video de la conférence

Ramus, F. (2014). L’inné, l’acquis, et les différences cognitives entre les sexes. Séminaire de La Main à la Pâte, Montrouge, 15/04/2014. Video de la conférence 

Ramus, F. (2014). Le point sur l’autisme. Semaine du Cerveau, Paris, 12/03/2014.Video de la conférence

Ramus, F. (2014). Les troubles spécifiques des apprentissages : de la compréhension des causes aux interventions. Conférence FCPE, Paris, 6/03/2014. 

Ramus, F. (2013). Les limites de la psychologie et de la psychiatrie fondées sur des croyances. Colloque « La psychiatrie et la psychologie fondées sur des preuves », Paris, 6/04/2013. Video de la conférence

Ramus, F. (2013). Le point sur les connaissances et les directions de recherche. Entretiens de la Lendemaine "Autisme: accompagner la santé", Orsay, 17/01/2013.

Ramus, F. (2013). Génétique de la nature humaine. Petite Université Libre et Populaire, Tence, 12/01/2013.

Ramus, F. (2012). Les difficultés d’apprentissage de l’enfant et leurs origines. Journée "Sciences cognitives et éducation", Collège de France, Paris, 20/11/2012.Diaporama et son

Ramus, F. (2012). Quelles questions pose l'autisme, et comment y répondre? Comité interministériel du handicap, Paris, 13/11/2012.

Ramus, F. (2012). L'hypothèse neurodéveloppementale de l'autisme. Colloque d'Autisme Basse-Normandie, Caen, 18/10/2012.

Ramus, F. (2012). Prédicteurs de la dyslexie et des capacités de la lecture en France et dans 8 pays européens. Les troubles du langage écrit: de l'enfance à l'âge adulte. Toulouse, 16-17/03/2012.Diaporama et son

Ramus, F. (2012). L'importance des études à grande échelle de l’efficacité des méthodes pédagogiquesColloque « Vaincre l’illettrisme, ça commence au CP », Paris, 8/02/2012.Diaporama et son

Ramus, F. (2011). Fonctionnement et handicap cognitif dans l'autisme. Journée nationale "Autisme et apprentissages adaptés" d’Autisme France, Paris, 3/12/2011.

Ramus, F. (2010). Génétique et nature humaine. Conférence à la Semaine du Cerveau 2010, Paris, 15/03/2010. (programme complet , flyer enregistrement)

Ramus, F. (2010). Le déficit phonologique dans la dyslexie développementale. Forum mondial sur la dyslexie, UNESCO, Paris, 3-5/02/2010.Diaporama et son

Ramus, F. (2008). Génétique et nature humaine. Conférence de l'Association Française pour l'Information Scientifique, Nantes, 18/11/08. texte

Ramus, F. (2008). La dyslexie: comprendre, prévenir, repérer, prendre en charge, aménager. Université d'Automne du SNUipp, La Londe-les-Maures, 24/10/2008.texte

Ramus, F. (2008). Influences génétiques sur le développement des fonctions cognitives. Conférence donnée au Congrès de l'AFEP "Précocité Intellectuelle et Apprentissages", Paris, 2/02/2008. texte

Ramus, F. (2007). Recherches actuelles sur les origines cognitives et biologiques de la dyslexie. Formation "Méthodes de lecture et difficultés d'apprentissage", Institut National de Recherche Pédagogique, Lyon, 7/12/2007. (compte-rendu du Café Pédagogique

Son enregistrement de la conférence (1 heure) / diaporama

Son questions/réponses (1 heure)

 

Ramus, F. (2007). L'apprentissage de la lecture et ses troubles: bases cognitives, cérébrales et génétiques. Conférence à l'IUFM de l'Académie de Créteil, 24/10/2007. 
texte Diapositives
Video de la conférence diaporama et son

Ramus, F. (2006). Evaluation scientifique des méthodes pédagogiques. Colloque Fonctionnement cérébral et apprentissage, Paris, 26/04/06.
Vidéo vidéo de la conférence
vidéo séance de questions/réponses

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